8 oct. 2015

Le nombre des enfants

Source: www.thoughtsonliberty.com

Parfois, souvent, les gens nous demandent si on va enfin se décider à avoir un quatrième enfant. Un garçon.
Parfois souvent, les gens  me demandent si je vais avoir plus d'enfants parce que je suis doula.
Et toujours, je réponds que non.

On ne peut jamais dire de quoi l'avenir sera fait. On ne peut jamais être vraiment sûr.
Mais voilà, nous pensons être au complet. Nous ne désirons pas avoir un garçon plus qu'une fille.
Nous pensons que notre famille est bien assez nombreuse comme ça. Je suis sûre qu'un enfant en plus ce serait beaucoup d'amour, des rires et des câlins supplémentaires. Mais je sais aussi qu'un enfant de plus ce serait trop de fatigue, trop de stress, trop de nuits blanches à traverser encore, trop de peur. Cette peur qui assaille à l'arrivée d'un enfant et qui se multiplie avec eux. Cette peur qu'il leur arrive quelque chose. Cette responsabilité de parent.


Certains sont extra-courageux... moi 19 enfants, non merci!
 "19 kids and counting" - Source:The duggarfamily.com


Et puis je veux du temps pour moi, du temps pour travailler, du temps pour accompagner, et ce sans avoir l'impression de négliger mes enfants. Je veux pouvoir travailler pendant qu'ils sont à l'école notamment. Je pourrais avoir un quatrième enfant et qu'il aille à la crèche, c'est vrai. Il y a plein de parents qui le font. Des parents heureux, avec des enfants heureux. Mais moi je ne peux pas. J'ai gardé mes tout-petits avec moi et j'y ai pris goût. L'aînée jusqu'à cinq ans puisque nous vivions aux usa où les enfants ne sont pas scolarisés aussi tôt qu'en Europe.
Pour notre Speculoos3, nous avons eu une place à la crèche rapidement lors de notre retour en Belgique. Je n'ai pas pu la laisser. J'étais incapable de m'en séparer. Incapable de la confier. Je la trouvais trop petite. Et puis pourquoi aurait-elle du aller à la crèche alors que ses aînées avaient eu leur maman avec elles pendant des années.
D'ici quelques semaines, cette petite dernière rentrera à l'école. Alors pour le moment j'essaie de profiter de ces derniers moments à temps plein avec elle, mon bébé. Mais après, je veux pouvoir retrouver un peu de liberté après sept années consacrées à mes enfants. J'aurai un espace pour moi, un espace à moi: mon travail.

Pour ce qui est de ma pratique de doula, pas besoin d'avoir "beaucoup" d'enfants. C'est une transmission de savoir. L'accompagnement ne s'adresse pas qu'aux femmes qui traversent exactement la même situation que moi. Sinon je devrais avoir un accouchement dit "naturel", une pré-eclampsie, une césarienne, un dépassement de terme, un décollement des membranes, un déclenchement, un AAD, essayer les maisons de naissance, être accompagnée par une sage-femme, accoucher en plateau technique, avoir des jumeaux,... Tout ça en même temps me paraît impossible, à toi aussi, on est bien d'accord. Et si je dois essayer toutes les situations, ça me fait déjà quinze possibilités comme ça, sans même réfléchir à l'infinité des scénarios possible.

Non, mon travail de doula, ce n'est pas faire vivre aux autres ce que j ai vécu ou leur parler de mon expérience
Mon travail de doula, c'est d'accompagner les parents sur leur chemin, avec leur ressenti, dans leur vie. Je les aide à accueillir leur bébé, à préparer sa naissance et à avancer dans leur réflexion de parents. Ce que j'ai vécu ne compte pas. Quand je rencontre un couple, mon vécu ne joue pas. Je ne suis pas là pour donner des conseils de copine, je suis là pour être à l'écoute de leur histoire. Bien sûr, j'ai des idées, j'ai des réflexions, j'ai de la documentation à leur soumettre. Mais je n'essaie jamais de convaincre personne. Le couple avance sur son chemin avec ses désirs, ses croyances et ses envies. Les miennes ne comptent pas dans cette équation-la.


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